Ferrari 250 LM ex-Le Mans : 35 M€ chez Artcurial Paris
Artcurial ouvre sa saison d'automne parisienne avec un lot historique : une Ferrari 250 LM ayant terminé au Mans 1965. Estimation record atteinte à 35 millions d'euros. Deuxième meilleur résultat pour une Ferrari en 2026.
Rétromobile n'est plus la seule affaire parisienne du calendrier collection. Vendredi 5 septembre 2026, Artcurial organisait une vente d'automne exclusivement dédiée aux automobiles historiques dans son écrin du 7 Rond-Point des Champs-Élysées. Star de la vente : une Ferrari 250 LM châssis 6321 ayant terminé aux 24 Heures du Mans 1965.
Adjugée 35 millions d'euros
Le marteau tombe à 35 millions d'euros frais inclus, après 7 minutes d'échanges entre trois enchérisseurs. Un résultat au-dessus de l'estimation haute (32 millions). Deuxième meilleur résultat pour une Ferrari en 2026 après la 250 P n°1 vendue chez Gooding à Pebble Beach en août (voir archive).
Une voiture de course pure
La 250 LM est l'un des modèles les plus emblématiques de Ferrari. Développée en 1963 pour homologuer une catégorie GT en compétition, elle est la première Ferrari à moteur central de série. V12 3,3 litres atmosphérique de 320 chevaux. Production totale : 32 exemplaires seulement, tous engagés en course.
L'exemplaire vendu, châssis 6321, a participé aux 24 Heures du Mans 1965 avec l'équipage David Piper / Mike Salmon. Elle termine 8ème au classement général, 3ème de sa catégorie. Puis 12 Heures de Reims, GP de Spa, GP du Nürburgring. Une vraie carrière de course.
Un marché sélectif mais confirmé
Le résultat confirme que le très haut de gamme automobile de collection reste solide en 2026, contrairement à d'autres segments (les jeunes classiques, les youngtimers modernes) qui traversent une passe difficile. Les voitures avec provenance, histoire de course, matching numbers et dossier complet trouvent toujours preneurs à des sommets.
L'acheteur, resté anonyme, est un collectionneur européen bien connu, propriétaire déjà de plusieurs Ferrari de la même génération. La 6321 rejoint donc une collection d'importance.