Gordon Murray S1 LM : 20 M$, record hypercar néo-rétro
Chez Gooding Christie's Pebble Beach le 15 août, le châssis n°1 de la Gordon Murray Automotive S1 LM — hypercar V12 atmosphérique à moteur central Cosworth-Judd — s'est adjugé 20 millions de dollars. Record absolu pour un modèle Gordon Murray hors McLaren F1.
Un lot très particulier dans la vente Gooding Christie's Pebble Beach du 15 août 2026 : le châssis numéro 1 de la Gordon Murray Automotive S1 LM. Adjugé 20 millions de dollars exactement, il devient la Gordon Murray la plus chère jamais vendue après la McLaren F1 (qui reste hors compétition dans une catégorie à part).
L'hypercar la plus radicale de Gordon Murray depuis la F1
La S1 LM, présentée fin 2024, est le retour au sommet de l'ingénieur britannique le plus respecté de sa génération. V12 6,5 litres atmosphérique Cosworth-Judd développant 700 chevaux à 12 000 tr/min. Boîte séquentielle 6 rapports à commande directe. Poids à sec de 970 kg — c'est-à-dire moins qu'une Volkswagen Polo.
Production limitée à 6 exemplaires seulement. Prix de vente initial : environ 12 millions de dollars — le châssis n°1 se revend donc 66% plus cher qu'à sa livraison.
Pourquoi ce prix ?
Le châssis n°1 a une histoire particulière : c'est celui présenté par Gordon Murray lui-même à Goodwood Festival of Speed 2024. Il porte la signature manuelle de l'ingénieur sur le tableau de bord. Après la présentation, il a été utilisé pour tous les tests aérodynamiques finaux et le développement, avant d'être livré à son propriétaire d'origine en janvier 2025.
L'acheteur (identité non communiquée par Gooding Christie's) est un collectionneur asiatique connu pour ses acquisitions de McLaren F1 et Ferrari F50. Le vendeur, propriétaire pendant seulement 8 mois, réalise une plus-value de 8 millions de dollars.
Le marché des hypercars néo-rétro s'enflamme
Cette adjudication confirme une tendance forte du marché : les hypercars néo-rétro (Gordon Murray S1 LM, De Tomaso P72, Aston Martin Valour) atteignent des cotes vertigineuses en occasion, souvent supérieures à leur prix neuf.
Explication : la production limitée (quelques exemplaires), la nostalgie des années 80-90 (V12 atmosphériques, boîtes manuelles, esthétique classique) et le vieillissement d'une clientèle qui préfère ces objets aux hypercars ultra-modernes hybrides. Un segment à surveiller.