Le Mondial de l'Auto 2026 se tient du 12 au 18 octobre à Paris Expo, porte de Versailles. Le public entre du mardi 13 au dimanche 18 ; le lundi 12 est réservé à la presse et aux professionnels. Le billet coûte 20 € en ligne en semaine, 22 € le week-end, 13 € de 7 à 17 ans, et l'entrée est gratuite avant 7 ans. C'est la 91e édition, avec plus de soixante constructeurs et plus de soixante premières mondiales annoncées.

Voilà pour les réponses. Le reste de cet article porte sur une question que les guides pratiques posent rarement : ce que la composition de ce salon dit de l'état de l'industrie, en 2026.

Quand a lieu le Mondial de l'Auto 2026 ? Horaires jour par jour

Le salon ouvre au public le mardi 13 octobre et ferme le dimanche 18 octobre au soir. Les horaires ne sont pas uniformes, et c'est la première source de mauvaise surprise sur place.

Du mardi au jeudi, les portes sont ouvertes de 9 h 30 à 20 h. Le vendredi 16, nocturne : 9 h 30 à 22 h. Le samedi 17, ouverture plus tôt et nocturne également, de 9 h à 22 h. Le dimanche 18, journée raccourcie : 9 h à 18 h 30.

Un relevé diverge sur l'ouverture du vendredi, qu'une source situe à 9 h plutôt qu'à 9 h 30. Dans le doute, viser 9 h 30 ne coûte rien ; viser 9 h peut coûter une demi-heure d'attente devant une porte fermée.

Combien coûte un billet pour le Mondial de l'Auto 2026 ?

Les tarifs sont construits pour pousser à l'achat en ligne, et l'écart est réel : 20 € en ligne contre 22 € sur place en semaine, 22 € en ligne contre 24 € sur place le week-end. Le billet nocturne, valable le vendredi et le samedi à partir de 18 h 30, est à 17 € en ligne et réservé aux 16 ans et plus.

Le tarif réduit, 13 €, couvre les 7 à 17 ans, les étudiants et les personnes en situation de handicap. Gratuit jusqu'à 6 ans inclus. Pour une famille de deux adultes et deux enfants un samedi, le calcul tombe donc à 70 € en ligne contre 74 € au guichet : l'économie est modeste, mais la file d'attente évitée ne l'est pas.

Comment aller au Mondial de l'Auto ?

Le salon occupe le Parc des expositions de la porte de Versailles, 1 place de la Porte de Versailles, dans le 15e arrondissement de Paris. Cinq halls sont mobilisés, pour environ 70 000 m² couverts et 15 000 m² en extérieur.

La ligne 12 du métro dessert directement la station Porte de Versailles. Les tramways T2 et T3a s'y arrêtent également, ainsi que les bus 39 et 80. Venir en voiture à un salon automobile parisien reste, comme chaque édition, la plus mauvaise idée de la semaine.

Quelles marques sont présentes au Mondial de l'Auto 2026 ?

Plus de soixante constructeurs ont confirmé leur présence. Côté européen : Renault, Alpine, Dacia, Peugeot, Citroën, DS, Opel, Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Audi, Mercedes-Benz, Volkswagen, Skoda, Cupra, Smart, Volvo, Ford, Lucid. Côté asiatique hors Chine : Hyundai, Kia, Honda, Subaru. Tesla est présent.

Et puis il y a le reste : plus de vingt marques chinoises, dont BYD, Denza, Leapmotor, XPeng, Zeekr, Chery, Omoda, Jaecoo, GAC, Geely, Lynk & Co, Hongqi, Changan et Maxus. Ce n'est plus une délégation, c'est un tiers du salon.

Toyota et Lexus méritent une mention à part : les deux marques seront bien porte de Versailles, mais sur un espace dédié à l'innovation, sans stand commercial classique. Présentes, donc, mais pas en tant que vendeurs de voitures.

Quelles marques sont absentes, et pourquoi

C'est la liste la plus instructive de cette édition. BMW et Mini ne viennent pas. Le groupe l'a expliqué par ses comptes : « Les résultats financiers mondiaux inférieurs à nos projections ont entraîné cette décision. » L'action BMW est passée sous les 60 €, au plus bas depuis 2020, et ses ventes en Chine ont reculé d'environ 20 %. Un salon parisien coûte plusieurs millions d'euros ; c'est la première ligne qu'on coupe.

Nissan est absent pour la même raison, en plus grave : le constructeur a publié une perte d'environ 4 milliards d'euros sur l'exercice 2024-2025 et ferme des usines. MG fait l'impasse par choix, sa maison mère SAIC étant représentée par Maxus.

Et puis il y a les autres. Porsche, Ferrari, Lamborghini, McLaren et Maserati ne seront pas là. Pas par difficulté financière : par calcul. Ces marques ont cessé de considérer qu'un salon généraliste, où le visiteur compare un SUV familial à 35 000 € et une citadine électrique à 25 000 €, soit le bon endroit pour parler à leurs clients. Elles préfèrent leurs propres événements, les concours d'élégance, les circuits et les présentations privées — où le ratio entre le coût d'exposition et le nombre d'acheteurs réellement solvables est incomparablement meilleur.

Autrement dit : le haut de gamme sportif a quitté le salon automobile grand public. C'est une bascule de fond, et le Mondial 2026 en est l'illustration la plus nette depuis vingt ans.

Les premières mondiales à voir

Plus de soixante premières mondiales sont annoncées. Quelques-unes sortent du lot.

Citroën présente un concept de 2 CV électrique, préfiguration d'un modèle attendu vers 2028. Renault répond avec un concept 8 Gordini et expose la Twingo E-Tech de série, à laquelle s'ajoutent la R4 JP4x4 Concept et la 5 Turbo 3E. Alpine montre une A110 électrique à l'état de concept avancé. Trois marques françaises, trois exercices de mémoire : la nostalgie est devenue une stratégie produit.

Du côté allemand, Audi dévoile l'A2 e-tron, Mercedes-Benz la Classe C électrique et la nouvelle génération de GLA, Volkswagen l'ID. Cross, SUV urbain électrique. Smart lance la #2. Dacia renouvelle la Spring et ajoute le break Striker. Lancia montre la Gamma, Fiat les Grizzly et Grizzly Fastback, DS la N°7, Skoda les Epiq et Peaq, Peugeot l'e-208 GTi et le concept Polygon.

Dream Zone et (Un)limited : les voitures d'exception sans leurs constructeurs

Voici le paradoxe de cette édition, et la raison pour laquelle elle mérite le déplacement même si l'on ne vient pas acheter une citadine.

Porsche, Ferrari, Lamborghini et McLaren n'exposent pas. Mais leurs voitures, elles, seront là. La Dream Zone réunit un plateau de voitures d'exception où sont annoncées une Ferrari F40, une Aston Martin DB5, une Mercedes SLR, une Porsche 964 Turbo, une Rolls-Royce Cullinan et l'Alpine Pikes Peak. En parallèle, un espace baptisé (Un)limited, environ 700 m² dans le hall 7.1 et confié au collectif Passion Supercars, rassemble des Bugatti, Ferrari, Lamborghini, McLaren et Porsche.

Ce sont donc des collectionneurs et des curateurs qui amènent ce que les constructeurs ne viennent plus montrer. Le salon a compris qu'il devait combler lui-même le trou laissé par les marques premium, et il le fait avec du patrimoine plutôt qu'avec des nouveautés. Pour un lecteur qui s'intéresse aux voitures d'exception, c'est de loin le plus intéressant du programme — et c'est, soyons clair, une forme d'aveu.

Faut-il y aller ?

Oui, mais en sachant ce qu'on va voir. Le Mondial 2026 n'est plus une vitrine de l'industrie européenne : c'est le lieu où l'on peut mesurer, en une journée et sur un même parquet, l'écart de rythme entre les constructeurs historiques et les marques chinoises. Cela se regarde moins sur les stands que sur les fiches techniques, les prix affichés et les délais de livraison annoncés.

Pour la mécanique d'exception, l'essentiel tient dans deux halls et quelques dizaines de voitures qui ne sont pas à vendre. C'est peu rapporté aux 70 000 m² du salon. Mais c'est, cette année, ce qu'il y a de plus rare à y voir.

Édition 2024, pour mémoire : 508 007 visiteurs et plus de 3 300 essais réalisés sur place. Prévoir la journée entière, et un billet pris à l'avance.